Chocolat périmé : faut-il le jeter? La vérité surprenante
Vous trouvez une tablette de chocolat oubliée au fond d’un placard, sa date de péremption est dépassée et sa surface est blanchie. Faut-il la jeter ou peut-on encore la consommer ? Entre la crainte d’une intoxication et le désir de réduire le gaspillage, la question du chocolat périmé revient souvent, notamment après Pâques ou Noël.
Avant de prendre une décision, il est important de comprendre ce que signifient réellement les dates inscrites sur l’emballage. Ensuite, il faut vérifier l’aspect, l’odeur et le goût du chocolat. Qu’il s’agisse de chocolat noir, au lait ou blanc, ou encore de tablettes nature ou garnies de noisettes, chaque type de chocolat ne se conserve pas de la même façon, surtout dans un placard parfois chaud et humide de la cuisine.
Que disent vraiment les dates sur l’emballage ?
Sur la majorité des tablettes, on trouve une Date de Durabilité Minimale (ou DLUO), et non une date limite de consommation. La DLUO indique jusqu’à quand le chocolat conserve ses qualités gustatives, sa texture et ses arômes. Selon la Maison L’Oiseau d’Or, « après cette date, le chocolat peut perdre en qualité mais reste généralement sans danger à la consommation. »
Autrement dit, un dépassement de quelques mois, voire plus, ne signifie pas forcément que le chocolat est impropre à la consommation. Le site 750g résume cette idée : « Ne vous fiez pas uniquement à l’apparence. Il n’y a aucun risque pour la santé si vous consommez un chocolat “périmé” ! »
En pratique, le risque principal provient d’un mauvais stockage. Plus un chocolat est riche en cacao, plus il se conserve longtemps. Le chocolat noir peut rester consommable plusieurs années. Le chocolat au lait, lui, doit idéalement être consommé dans l’année ou deux suivant l’ouverture, tandis que le blanc ne se conserve pas plus d’un an.
Comment vérifier si le chocolat est encore bon ?
Pour déterminer si un chocolat est encore consommable, commencez par l’observer. La présence d’un voile blanc, appelé « fleur de graisse », est souvent due à la migration des graisses ou du sucre vers la surface. Cela indique que le chocolat a subi des changements, mais reste en principe mangeable.
En revanche, si vous apercevez des taches verdâtres, un duvet, des points noirs irréguliers ou une surface très grise, cela peut signifier la présence de moisissure ou de dégradation avancée, et il est préférable de ne pas le consommer.
Ensuite, sentez le chocolat : un parfum de chocolat, même un peu affadi, est rassurant. Si l’odeur est rance, acide ou de moisi, il vaut mieux s’abstenir. Enfin, goûtez un petit morceau : une texture légèrement sèche ou crayeuse reste acceptable, mais si le goût est amer, piquant ou inhabituel, il est conseillé de jeter la tablette.
L’Oiseau d’Or précise qu’un chocolat devenu granuleux n’est généralement pas dangereux, même s’il n’est plus très agréable à déguster.
Conserver le chocolat dans de bonnes conditions
Pour que le chocolat reste bon longtemps, son stockage est essentiel. Les chocolatiers recommandent de le conserver dans un endroit frais (entre 10 et 18 °C), sec, à l’abri de la lumière et des odeurs. Le mieux est de le garder dans son emballage d’origine, en le refermant soigneusement après chaque utilisation, voire en ajoutant une feuille d’aluminium.
Il est conseillé d’éviter le réfrigérateur, car il peut provoquer de la condensation, un blanchiment et le transfert d’odeurs indésirables. Un morceau de chocolat noir oublié depuis deux ou trois ans, bien conservé et encore agréable au goût, peut être consommé tel quel. S’il a perdu en saveur mais reste sain, il peut également servir d’ingrédient pour des recettes comme brownies, cookies ou chocolat chaud, pour limiter le gaspillage.
