Les secrets cachés derrière les emballages de raclette que vous achetez
Les secrets derrière les emballages de raclette de supermarché
Au rayon des fromages, les paquets de raclette ont souvent un aspect similaire. Cependant, leurs logos, couleurs et promesses diffèrent. Derrière ces emballages, se cache un marché très structuré, où quelques grands groupes transforment chaque année des milliers de tonnes de lait en tranches prêtes à fondre sur vos pommes de terre.
D’où viennent ces fromages à raclette ?
Chaque hiver, une question revient fréquemment : d’où proviennent réellement ces fromages à raclette vendus en supermarché, que 81 % des foyers français consomment au moins une fois par an ? Selon 60 Millions de consommateurs, il existe un indice pour reconnaître la provenance et le fabricant, mais encore faut-il savoir comment le repérer.
Une production concentrée en quelques laiteries
Une étude a révélé que sept paquets de raclette nature, de marques différentes, provenaient en réalité de seulement trois laiteries. La raclette est devenue une star des repas d’hiver : près de 38 500 tonnes vendues chaque année, principalement en grande distribution, pour un chiffre d’affaires d’environ 353 millions d’euros. Pour produire un kilogramme de raclette, il faut environ 11 litres de lait, ce qui montre l’ampleur de cette filière.
Malgré la variété apparente des marques, l’offre est en réalité très concentrée. Les investigations ont montré que plusieurs marques, souvent de grands groupes comme Sodiaal ou RichesMonts, utilisent les mêmes usines pour fabriquer leurs produits. Ces groupes proposent aussi bien leurs propres marques que des marques de distributeur, avec des compositions très proches et des prix parfois très différents au kilo.
Comment identifier l’usine de fabrication ?
Le principal indicateur reste l’estampille sanitaire. Sur chaque emballage, un petit ovale, généralement situé près de la date ou du code-barres, porte un code du type « FR 22.061.015 CE ». Ce marquage officiel identifie l’établissement agréé par le ministère de l’Agriculture, en Bretagne, en Savoie ou ailleurs.
Ce code sert de véritable carte d’identité du fromage. Les consommateurs peuvent le noter, consulter la liste des établissements agréés sur le site du ministère, ou encore retrouver le nom, la commune et le département de l’usine ou de la fromagerie d’origine.
Ce que l’étiquette ne révèle pas toujours
L’estampille indique le lieu de fabrication, mais pas nécessairement l’origine du lait. Beaucoup de produits mentionnent simplement « lait pasteurisé de vache, origine France », sans préciser la région. L’usine peut donc se situer en Bretagne ou en Auvergne, par exemple.
Certains fabricants, comme RichesMonts, mettent en avant un lait de montagne collecté à plus de 600 mètres d’altitude, dans un rayon de 130 km autour de leurs sites. Les labels, tels que la Raclette de Savoie IGP ou la Raclette du Valais AOP, renforcent encore cette idée. Ces labels imposent que la production, la transformation et l’affinage aient lieu dans une zone géographique précise, comme la Savoie ou le Valais.
En résumé, l’étiquette permet de connaître très précisément l’origine géographique du fromage, à condition de prêter attention à l’estampille et, notamment, au petit ovale qui la contient.
