Ne jetez plus vos noyaux de fruits, découvrez comment les recycler efficacement
Lorsqu’on termine un clafoutis aux abricots, un bol de cerises ou un guacamole maison, on a souvent tendance à jeter les noyaux de fruits à la poubelle ou dans le bac à biodéchets. Depuis le 1er janvier 2024, avec l’obligation de trier davantage, ces restes se retrouvent encore plus fréquemment dans le compost. Cependant, leur dégradation est très lente, surtout lorsqu’ils sont recouverts de jus sucrés, ce qui peut attirer moucherons et provoquer de mauvaises odeurs dans les petits composteurs.
Ces noyaux, comme ceux d’abricot, de prune, de pêche, d’avocat ou de cerise, ne sont pas idéaux pour un compost maison équilibré. Ils peuvent cependant devenir une ressource précieuse, un véritable « or vert ». En les valorisant, on peut en faire des utilisations durables, souvent presque gratuites, et réduire le gaspillage alimentaire.
Pourquoi éviter de composter les noyaux de fruits
Les noyaux sont durs comme des cailloux. Leur décomposition lente occupe inutilement de la place dans le compost et ne fournit que peu de matière fertilisante. Lorsqu’ils sont encore couverts de pulpe, la fermentation des jus sucrés crée un environnement propice à la prolifération des moucherons. Cela peut rapidement devenir problématique dans un compost domestique.
Pour ceux qui souhaitent tout de même en composter une petite quantité, il est conseillé de les enrouler dans un morceau de carton ou du papier déjà utilisé, de les placer au fond du bac, puis de bien recouvrir de matière sèche. Mais la meilleure solution reste de réduire leur volume à la source. Cela allège le compost et favorise une démarche anti-gaspillage, bénéfique pour la maison, le jardin et la beauté.
6 idées pour valoriser les noyaux de fruits
Une première utilisation courante est la fabrication d’huile de noyau d’abricot. Après avoir retiré la chair, il faut casser le noyau pour récupérer l’amande, puis la faire macérer dans une huile végétale neutre pendant 4 à 6 semaines. On obtient ainsi un sérum doux pour le visage, à utiliser en externe seulement.
Les noyaux d’avocat peuvent également servir à la teinture textile. En les faisant bouillir, ils donnent une couleur rose à saumon. En les piquant de cure-dents et en les plaçant dans un verre d’eau, ils peuvent aussi germer. Une fois replantés en pot, ils donnent un petit avocatier d’intérieur, parfois productif au bout d’environ quatre ans.
Une autre utilisation pratique est la bouillotte aux noyaux de cerise. Après les avoir nettoyés et séchés, il suffit de les glisser dans une housse en coton. Une minute ou deux au micro-ondes suffisent pour obtenir une chaleur apaisante, idéale pour soulager crampes ou douleurs lombaires.
Dans le jardin, les gros noyaux d’abricot ou de nectarine peuvent remplacer les billes d’argile. Placés au fond d’un pot, ils facilitent le drainage et empêchent l’eau de stagner autour des racines. En cuisine, une couche de noyaux sur une pâte à blanc permet de la lester. Après 10 minutes à 200 °C, puis 5 minutes sans, la pâte reste bien plate.
Comment choisir l’usage adapté à chaque noyau
Pour optimiser leur utilisation, il est conseillé d’associer chaque type de noyau à ses usages spécifiques :
- Cerise : bouillotte sèche ou lest pour la cuisson à blanc.
- Abricot : huile cosmétique ou drainage des plantes en pot.
- Avocat : teinture textile ou culture d’un avocatier d’intérieur.
- Pêche et nectarine : drainage ou poids pour la cuisson de tartes.
Avant toute utilisation, il faut bien nettoyer les noyaux. Il est recommandé de les faire bouillir dans de l’eau salée avec un peu de vinaigre d’alcool, puis de les sécher longuement, à l’air ou dans un four à 50-60 °C pendant 2 à 3 heures. Il faut également les conserver dans un endroit sec, à l’abri de l’humidité, et éliminer ceux qui dégagent une odeur suspecte ou présentent des traces de moisissure.
Pour les bouillottes ou les préparations cosmétiques, il est essentiel de tester la chaleur sur le poignet et de ne jamais ingérer les amandes issues des noyaux, qui sont réservées à un usage externe. Ces astuces permettent de transformer chaque dessert ou restes en petites ressources zéro déchet.
