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Pourquoi il faut arrêter de mettre vos tomates au réfrigérateur

De belles tomates rouges dans le panier le samedi, des taches noires et une odeur désagréable quelques jours plus tard : cette situation est courante dans de nombreuses cuisines françaises. On pense souvent que la problème vient de la chaleur, du marché ou de la variété. Pourtant, la cause se trouve souvent à l’intérieur même de la maison.

En effet, beaucoup de familles stockent encore leurs tomates au réfrigérateur, à côté des yaourts ou des restes de plats. Selon les écologistes, ce réflexe anti-gaspillage peut être contre-productif. Il abîme le fruit, sollicite inutilement le réfrigérateur et finit par conduire à du gaspillage. Tout se joue entre la température, les enzymes et les gaz naturels du fruit.

Ce qui se passe lorsque la tomate est au froid

La tomate contient une enzyme très sensible aux basses températures. Lorsqu’elle passe du chaud du marché à la fraîcheur du réfrigérateur, cette enzyme réagit mal. Les membranes cellulaires se dégradent, ce qui rend la chair farineuse ou aqueuse. La tomate conserve son apparence, mais perd ses saveurs et sa texture. La pulpe peut devenir molle et difficile à cuisiner.

Un autre effet peu connu est que le froid limite la libération d’arômes par la tomate. De plus, elle peut absorber les odeurs des aliments placés à proximité. En revanche, si on la laisse à température ambiante, la tomate continue à mûrir, car c’est un fruit climactérique. Elle peut se conserver deux ou trois jours hors frigo lorsqu’elle est très mûre. Si elle est encore ferme, elle peut tenir une semaine ou plus dans un endroit approprié.

Comment bien conserver ses tomates à la maison

Le lieu idéal pour stocker les tomates se situe entre 15 et 20 °C. Il doit être sec, bien ventilé et à l’abri du soleil. Un plan de travail à l’ombre, un garde-manger, un cellier ou une simple corbeille posée loin du four sont de bonnes options. Il est conseillé de ne pas laver les tomates avant de les ranger, car l’humidité peut favoriser le développement de moisissures. Il faut également éviter les sacs plastiques et les boîtes hermétiques, qui empêchent la respiration du fruit.

Les écologistes recommandent de disposer les tomates en une seule couche, avec le pédoncule vers le bas. Cela limite l’entrée d’air et d’humidité au niveau de la petite cicatrice. Il est aussi conseillé de les éloigner des légumes sensibles à l’éthylène, comme les concombres, les brocolis ou les aubergines, car la tomate en dégage. Un contrôle quotidien permet de repérer celles qui deviennent molles et de les utiliser en priorité.

Le réfrigérateur, une option limitée

Le réfrigérateur reste utile dans certains cas. Par exemple, une tomate déjà entamée doit être conservée dans un récipient fermé et consommée rapidement pour éviter tout risque microbiologique. Lors des fortes chaleurs, si la température dépasse 30 °C, mettre les tomates très mûres au froid évite qu’elles ne pourrissent en une journée. Il suffit alors de les sortir un peu avant le repas pour qu’elles retrouvent un peu de saveur.

Une bonne conservation permet aux tomates de garder leurs fibres, leur eau, leur potassium, leurs vitamines A et C, ainsi que leurs antioxydants comme le lycopène. Mal stockées, elles deviennent des déchets et participent au gaspillage alimentaire. Limiter l’usage du frigo aux aliments vraiment fragiles et réserver un espace tempéré et aéré pour les tomates est donc une démarche simple mais efficace pour une cuisine plus durable.

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