Restaurant:Ces plats « gourmet » qui coûtent cher pour rien
Sortir au restaurant peut être un moment agréable, surtout lorsqu’on choisit une assiette « gourmet ». Cependant, certains plats très en vue sur les menus peuvent s’avérer peu avantageux en termes de rapport qualité-prix. Entre prix élevé, ingrédients peu coûteux et préparation rapide, plusieurs chefs estiment que certains choix ne valent tout simplement pas la peine.
Souvent, ces plats jouent sur une image de luxe ou de convivialité, alors qu’ils utilisent des produits peu onéreux et peu travaillés. Parmi eux, on retrouve notamment les calamars frits, les huîtres crues, le « Kobe beef », ou encore les huiles de truffe. La liste réserve même quelques surprises, car ces plats sont très courants dans certains établissements.
Les plats à éviter en raison d’un mauvais rapport qualité-prix
Les calamars frits en anneaux, par exemple, sont très populaires en Méditerranée et dans certaines brasseries. Pourtant, selon les chefs, ils sont souvent composés principalement de panure, avec peu de calamars à l’intérieur. Le prix facturé correspond généralement à celui d’un plat de calamars entiers, alors qu’il s’agit en réalité d’un produit peu coûteux.
Les huîtres crues constituent aussi une arnaque fréquente. Leur prix à l’achat est relativement bas, car leur préparation demande peu de travail. Pourtant, elles se vendent très cher dans les restaurants, avec des tarifs allant de 36 à 45 dollars la douzaine, soit environ 33 à 41 € selon le chef. Ce prix peut sembler excessif pour un produit qui ne demande pas de compétences particulières en cuisine.
Faux luxe : vins, « Kobe beef » et huile de truffe
Concernant les boissons, le vin au restaurant peut aussi réserver des surprises. Les chefs expliquent que le « deuxième vin » le moins cher est souvent majoré de façon importante, car c’est celui que choisissent la plupart des clients. Quant au « Kobe beef », seul celui provenant de la région de Kobe, au Japon, mérite réellement cette appellation. Hors de cette région, on sert souvent des morceaux de Wagyu ou d’autres origines, beaucoup moins coûteux, mais vendus comme des produits rares.
Les plats à base d’huile de truffe sont également à surveiller. Derrière la promesse de champignons nobles, il arrive que ce soit simplement une huile neutre aux arômes chimiques, très bon marché mais facturée comme un produit d’exception.
Comment repérer les autres plats peu avantageux
Pour identifier les plats à éviter, beaucoup de chefs regardent d’abord le coût réel des ingrédients. Les pâtes simples, le poulet nature, les soupes du jour ou les grosses salades composées sont souvent peu coûteux à acheter, mais très rentables en salle. Leur recette étant simple et peu personnalisée, ces plats peuvent représenter une arnaque pour le client.
Il vaut mieux privilégier les spécialités maison, les produits de saison, ou encore les recettes où l’on sent un véritable travail culinaire. Lorsqu’un restaurant propose en même temps des calamars frits génériques, du « Kobe » à prix abordable, de l’huile de truffe partout, et un deuxième vin très cher, cela doit inciter à prendre le temps de lire la carte avec attention.
