Laurent Mariotte Clashé pour ses Recettes Révolutionnaires en Cuisine
Laurent Mariotte, animateur de l’émission Petits plats en équilibre sur TF1, doit faire face aux critiques de certains téléspectateurs lorsqu’il revisite des recettes traditionnelles. Cuisiner à la télévision expose en effet à un jugement souvent sévère de la part du public.
Un parcours hors du commun
Avant de devenir une figure connue du monde culinaire à la télévision, Laurent Mariotte a suivi un parcours très différent. Enfant, il rêvait de devenir commissaire de police ou d’animer une pièce au Petit Théâtre de Bouvard. Ce n’est qu’à 16 ans qu’il s’est tourné vers la radio, en intégrant une station locale. Cette passion pour la radio a orienté toute sa carrière.
En 2005, à 35 ans, il a failli tout quitter pour se lancer dans la gastronomie. Il s’est inscrit à l’école Ferrandi, avec l’idée d’ouvrir son propre restaurant. Il confie avoir pensé à cette étape comme la fin d’un parcours, estimant avoir « fait le tour de son métier » à ce moment-là.
C’est finalement la télévision qui a pris le dessus. Depuis 2008, il anime Petits plats en équilibre. Sa formation à Ferrandi lui a toutefois été très utile : « Passer ce CAP m’a permis de mettre mes connaissances au service de mes émissions », explique-t-il. Cela lui donne une légitimité technique, même si cela ne le met pas à l’abri des critiques.
Les débats autour des recettes classiques
Le vrai sujet de friction entre Laurent Mariotte et une partie de son public concerne sa façon de revisiter les recettes traditionnelles. Lorsqu’il s’attaque à des plats emblématiques, les réactions sont souvent vives sur les réseaux sociaux. Les internautes n’hésitent pas à exprimer leur mécontentement.
Il admet lui-même que « quand je revisite un classique, je me fais reprendre vertement sur les réseaux sociaux ». Pour tenter d’éviter certains conflits, il a adopté une stratégie d’avertissement : il annonce d’emblée que sa version est personnelle, en précisant : « Ne râlez pas sur les réseaux sociaux, c’est MA version. »
Malgré cet avertissement, il reconnaît que cela ne suffit pas toujours à calmer les ardeurs. En décembre 2020, lors de la publication de son quatrième almanach, Mieux manger toute l’année, il a évoqué ces tensions entre sa liberté créative et l’attachement des Français à leur patrimoine culinaire.
