Réduisez votre facture d’énergie grâce à cette astuce de cuisson ancestrale
Face à l’augmentation des factures d’énergie, de nombreux ménages cherchent des solutions pour réduire leur consommation. La cuisson, qui représente jusqu’à 10 % de l’énergie utilisée dans un logement, est particulièrement concernée. La dépense liée à la cuisson contribue aussi aux 1 589 € en moyenne que les ménages dépensent chaque année pour se chauffer et cuisiner. Et cette tendance à la hausse ne semble pas prête de s’inverser.
Dans ce contexte, une technique ancienne refait surface : la marmite norvégienne. Il s’agit d’un caisson isolé qui permet de continuer la cuisson sans consommer d’énergie supplémentaire. Popularisée au XIXe siècle et utilisée durant les périodes de pénurie lors des Première et Seconde Guerres mondiales, cette méthode de cuisson passive peut réduire la consommation d’énergie d’environ 50 %, voire plus selon certains tests réalisés en low-tech ou par des associations comme Les Amis de la Terre. Le principe est simple et ne nécessite que quelques gestes faciles à adopter.
Ce qui fait vraiment grimper la facture d’énergie
Selon Marmiton et plusieurs études relayées par l’Agence de la transition écologique, la consommation annuelle d’un foyer français pour ses plaques de cuisson tourne autour de 230 kWh. Cette dépense s’ajoute à une facture énergétique déjà élevée et peut exploser lorsque l’on laisse mijoter un plat pendant plusieurs heures. Par exemple, un bœuf bourguignon, des lentilles ou un pot-au-feu nécessitent souvent de longues heures de cuisson pour obtenir la texture souhaitée.
Les écologistes et les scénarios comme Négawatt rappellent que réduire de moitié cette consommation passe aussi par des gestes simples du quotidien. Laisser une plaque allumée trois heures pour un ragoût peut coûter beaucoup plus que l’on pense, surtout si cette pratique se répète chaque semaine. La marmite norvégienne vise précisément à limiter ce gaspillage en transformant un court temps de chauffe en une source de chaleur durable.
Origines et fonctionnement de la marmite norvégienne
Originaire du XIXe siècle, la marmite norvégienne a été mise en avant lors de l’Exposition universelle de Paris en 1867. Elle a également permis de cuisiner lors des périodes de rationnement en Europe. Son principe : porter un plat à ébullition à environ 100 °C, puis le placer immédiatement dans un caisson très isolé, souvent en bois ou en carton renforcé de laine, de coussins, de liège ou de couvertures. L’isolation conserve la chaleur pendant plusieurs heures, permettant de poursuivre la cuisson sans énergie supplémentaire.
Les études et expériences menées par Ekopedia, la Maison Écologique ou divers collectifs low-tech montrent que cette méthode peut économiser entre 50 % et 70 % de l’énergie, voire jusqu’à 95 % pour des plats mijotés longue durée. En pratique, il suffit de faire bouillir le plat pendant une dizaine de minutes, puis de le placer dans le caisson. La chaleur résiduelle suffit à continuer la cuisson automatiquement. Selon Marmiton, cette technique pourrait permettre d’économiser jusqu’à 100 € par an pour un foyer qui l’adopte régulièrement.
Comment adopter la marmite norvégienne dès ce soir
Il n’est pas nécessaire d’acheter du matériel spécialisé. Une glacière, un grand carton bien ajusté ou un sac rempli de couvertures suffisent pour improviser une marmite norvégienne. Il faut simplement porter à ébullition soupe, ragoût ou légumineuses pendant 10 à 15 minutes, puis enfermer la cocotte dans ce récipient isolant sans la rouvrir. La clé est de ne pas perdre de temps.
Le plat continue de cuire seul pendant 3 à 4 heures. Ouvrir le couvercle avant la fin ferait baisser la température de 15 à 20 °C, ce qui interromprait le processus. Pour s’assurer que la cuisson reste optimale, il est conseillé de faire brièvement bouillir le plat à nouveau avant de le servir, surtout si la marmite est restée fermée longtemps. Cette habitude est simple à adopter et permet de faire des économies dès ce soir.
