Disparition d’Andréas Mavrommatis, le chef qui a révolutionné la cuisine hellénique
Le 15 mars, les équipes du chef étoilé Andréas Mavrommatis ont annoncé sa disparition sur les réseaux sociaux. Il est décédé le samedi 14 mars 2026.
Âgé de 69 ans, Andréas Mavrommatis était reconnu comme un créateur et ambassadeur de la cuisine hellénique en France. Salué comme une figure fondatrice et inspirante, il a laissé une empreinte importante dans le monde de la gastronomie. Originaire de Chypre, il a construit un véritable empire culinaire avec cinq restaurants et plusieurs boutiques situés à Paris, Nice, et Strasbourg. Il a été le seul chef grec étoilé au Guide Michelin en dehors de son pays natif.
Durant des décennies, Andréas Mavrommatis a séduit les gastronomes parisiens. Des personnalités telles que l’ancien président François Hollande ou l’écrivain Jean d’Ormesson faisaient partie de ses clients fidèles. Même l’ex-Premier ministre Jean-Marc Ayrault a choisi ses restaurants pour célébrer son anniversaire de mariage.
Les célébrités grecques résidant à Paris, comme Nikos Aliagas ou le réalisateur Costa-Gavras, considéraient ses établissements comme des lieux incontournables pour se retrouver.
Le restaurant préféré du Président
Emmanuel et Brigitte Macron ont souvent fréquenté les restaurants d’Andréas Mavrommatis. En septembre 2025, quelques mois avant la disparition du chef, le couple s’y était encore rendu pour un dîner. Andréas Mavrommatis avait publié une photo de cette visite sur Instagram, soulignant que le président était très chaleureux et attaché à la culture et à la gastronomie grecque.
Ce lien entre le chef et le président remonte à plusieurs années. Dès 2016, alors qu’il était encore ministre de l’Économie, Emmanuel Macron avait été aperçu dans le restaurant de Mavrommatis, accompagné de Bertrand Delanoë. La presse avait confirmé que le chef grec avait conquis le goût du futur président il y a longtemps.
Une perte dans un contexte tendu
La disparition d’Andréas Mavrommatis intervient dans une période de forte tension politique. Ce mardi 17 mars, Emmanuel Macron a convoqué un nouveau conseil de défense et de sécurité nationale. Le contexte international est marqué par la guerre au Moyen-Orient, déclenchée le 28 février dernier. Le président doit faire face à des enjeux diplomatiques et sécuritaires importants, sous la pression de ses alliés.
En raison de ces réunions de crise, Emmanuel Macron a annulé sa participation à l’hommage national rendu à l’adjudant-chef Arnaud Frion, tué en Irak. Cependant, il prévoit de rencontrer la famille du militaire en privé dans la journée. Entre les défis sécuritaires et les tensions géopolitiques, la perte d’Andréas Mavrommatis représente également une tristesse personnelle pour le couple présidentiel.
