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Vin sans alcool : ce qu’il faut vraiment vérifier avant d’acheter

Vin sans alcool : ce qu’il faut vérifier avant d’acheter

De plus en plus de bouteilles affichent des mentions comme « 0,0 % » ou « sans alcool ». Ces produits sont souvent choisis pour réduire la consommation d’alcool, pendant une grossesse ou simplement pour tester. Cependant, derrière ces étiquettes rassurantes, la composition et le goût peuvent varier considérablement.

Le segment « no-low » regroupe à la fois des vins totalement désalcoolisés, avec moins de 0,5 % d’alcool, et des boissons à faible degré d’alcool. Certains respectent les règles de la viticulture, d’autres ressemblent davantage à des sodas aromatisés. Avant d’acheter, il est important de bien comprendre ce que l’on achète réellement.

Comment lire les étiquettes

En France, le vin est défini comme une boisson fermentée à partir de raisin, contenant au moins 8,5 % d’alcool. Lorsqu’il est désalcoolisé, il ne respecte plus cette définition et ne peut pas porter l’appellation AOC ou IGP. Si l’étiquette indique « vin désalcoolisé », cela signifie que le vin a été vinifié puis privé d’alcool, sans ajout d’arômes extérieurs.

En revanche, si la mention est « boisson à base de vin désalcoolisé » ou « issue du raisin », il est possible que des arômes ou du sucre aient été ajoutés. Certains produits ressemblent alors plus à des softs très travaillés. La différence réside également dans le degré d’alcool : « sans alcool » correspond souvent à un maximum de 0,5 %, tandis que « 0,0 % » est destiné à ceux pour qui la moindre trace d’alcool pose problème, comme pendant la grossesse ou en cas de maladie liée à l’alcool.

Comment est fabriqué un vin sans alcool, et pourquoi il coûte plus cher

Généralement, un vin sans alcool est d’abord vinifié normalement, puis désalcoolisé, souvent par distillation sous vide qui évapore l’alcool dès 30 °C. Cependant, cette méthode modifie le profil du vin. Olivier Geffroy, œnologue à l’école de Purpan à Toulouse, explique que « sans surprise, il est difficile de retrouver un profil de vin avec ces boissons ». Il précise que l’alcool apporte de la viscosité, de la sucrosité, et que la distillation élimine aussi beaucoup d’arômes.

Il insiste aussi sur l’importance d’un bon vin de départ, aromatique et peu acide. Fabien Revol, du Domaine de Brau, indique : « Nous cherchons à faire une boisson de qualité peu sucrée, avec le goût de la fermentation, mais sans la présenter comme du vin, pour éviter une impression décevante ».

Sur le plan financier, ces produits coûtent en moyenne 30 % plus cher que le vin initial. Ce surcoût s’explique par un procédé technique coûteux. Certains fabricants, notamment anglo-saxons, proposent des boissons plus proches des sodas, en ajoutant beaucoup de sucre et d’arômes.

En bouche et en calories

Les vins désalcoolisés sont généralement légers, avec un goût proche d’un jus de raisin. Côté calories, ils apportent en moyenne 18 kcal pour 100 ml, contre 67 à 96 kcal pour un vin classique. Il est donc conseillé de vérifier la teneur en sucre avant de faire son choix.

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