Attention à votre grande cuillère : le conseil choc d’Etchebest
Dans la plupart des cuisines, on trouve souvent une grande cuillère en plastique, utilisée chaque jour pour remuer ou racler les casseroles bouillantes. Pourtant, selon Philippe Etchebest, ce geste simple mérite d’être observé de près. Dans une de ses vidéos, le chef lance un avertissement clair : « Surtout, ne vous trompez pas ! ».
Meilleur Ouvrier de France, doublement étoilé et visage connu de M6, il partage sur YouTube ses conseils pour choisir les ustensiles indispensables en cuisine. Parmi eux, cette grande cuillère qu’il considère comme essentielle. Mais le chef insiste surtout sur l’importance de la matière, qui peut avoir un impact sur la qualité de l’assiette… et sur la durabilité de l’ustensile dans le tiroir.
Une cuillère en plastique ? Non, selon Philippe Etchebest
En évoquant cette cuillère, le chef explique : « Cela sert à remuer, à racler sans abîmer, et même à goûter. » Il met en garde contre le choix de la matière : « Surtout, ne vous trompez pas. Évitez tout ce qui est en plastique ou en bambou, car la chaleur peut altérer ces matériaux. » Il recommande plutôt le bois, qui ne conduit pas la chaleur et ne raye pas le revêtement de la poêle. « Le bois, c’est une valeur sûre », ajoute-t-il.
Il mentionne également la spatule en bois, idéale pour décoller les sucs sans abîmer la poêle. Selon lui, ses ustensiles préférés sont en majorité en bois ou en inox, à l’exception d’une maryse de qualité professionnelle capable de supporter de hautes températures.
Que dit la science sur les ustensiles en plastique chauffés ?
Les agences sanitaires rappellent que de nombreux ustensiles en plastique peuvent, lorsqu’ils sont chauffés, libérer des substances chimiques et des microplastiques. Ces particules microscopiques, présentes dans l’eau, l’air ou certains aliments, sont encore à l’étude quant à leurs effets sur la santé humaine. Certaines recherches sur les animaux suggèrent des troubles intestinaux liés à l’ingestion de microplastiques.
Face à ces risques, certains professionnels ont modifié leurs habitudes. Kristin Montemarano, rédactrice culinaire, explique qu’elle privilégie désormais des ustensiles plus sûrs, notamment en évitant le plastique noir, souvent issu du recyclage électronique, qui pourrait augmenter l’exposition aux microplastiques.
Comment faire le tri et adopter les bonnes pratiques
Une étude publiée en 2024 a analysé 203 objets en plastique noir du quotidien. Elle a révélé que 85 % d’entre eux contenaient des retardateurs de flamme toxiques, parfois jusqu’à 22 800 mg par kilo. Lorsqu’on utilise ces ustensiles pour mélanger des préparations chaudes, la migration de ces substances vers les aliments peut augmenter. Il est donc conseillé de se débarrasser en priorité des cuillères ou spatules noires qui sont rayées, déformées ou très anciennes.
Pour suivre l’exemple de Philippe Etchebest, il est recommandé d’opter pour du bois non traité, de l’inox 18/10 ou du verre. Les accessoires en silicone certifiés contact alimentaire peuvent aussi convenir, à condition de respecter les températures maximales d’utilisation et de choisir des produits de marques fiables. En remplaçant progressivement le plastique près du feu par du bois ou de l’inox, on peut cuisiner en toute sécurité, sans bouleverser tout son équipement.
