Glenn Viel, chef étoilé musclé et dyslexique, inspire avec son parcours incroyable
À 46 ans, le chef triplement étoilé Glenn Viel impressionne autant par ses compétences en cuisine que par sa carrure. Derrière ses épaules musclées, se cache cependant une histoire personnelle marquée par la dyslexie, qui lui valut d’être considéré comme un « cancre » durant son enfance.
Dans son livre Cuisine d’un cancre, publié chez Hachette en novembre 2025, Glenn Viel partage son parcours pour transmettre un message d’espoir. Il explique que l’objectif de son ouvrage est de montrer que tout le monde peut réussir, malgré les difficultés scolaires. Il raconte avoir été dyslexique et avoir été qualifié de « cancre » jusqu’à la fin du collège, avant d’intégrer un lycée professionnel. Il confie également avoir beaucoup souffert du système scolaire, qu’il estime peu adapté à certains profils. Aujourd’hui, il souhaite encourager les jeunes qui ne se retrouvent pas dans ce modèle.
De « cancre » dyslexique à chef étoilé
Enfant, Glenn Viel a vécu avec la dyslexie, ce qui lui valut des bulletins peu flatteurs et l’étiquette de « cancre ». Il se souvient d’une scolarité ennuyante, marquée par des remarques blessantes. Cependant, c’est au lycée professionnel qu’il découvre la cuisine, une voie qui lui semble plus adaptée et enrichissante.
Après avoir travaillé dans plusieurs établissements prestigieux, il prend en 2015 la direction de l’Oustau de Baumanière. En 2020, il parvient à obtenir la troisième étoile Michelin pour cette maison, devenant ainsi le plus jeune chef triplement étoilé en France à cette époque.
Les sports, un exutoire essentiel
Si l’école a longtemps été une source d’angoisse, les terrains de sport ont été pour lui un véritable refuge. Glenn Viel raconte que le football ou le karaté l’ont aidé à se construire. Il évoque ces moments comme étant libérateurs, lui permettant de sortir de l’enfermement scolaire. Il précise : « J’ai toujours su apprécier les belles choses et je m’émerveille encore aujourd’hui devant un papillon ou une coccinelle. Mais j’ai aussi eu besoin du sport, que ce soit du foot ou du karaté, pour me construire. C’était quelque chose de très libérateur pour moi et ça a toujours conditionné ma vie. » Il ajoute cependant que cette pratique sportive a diminué avec le temps, faute de temps et d’énergie.
Un athlète du goût malgré tout
Entre ses responsabilités à l’Oustau de Baumanière et ses participations à l’émission Top Chef, Glenn Viel admet que le sport occupe moins de place dans sa vie. Toutefois, sa carrure et ses réflexes, forgés par le football, le judo ou le karaté, lui servent encore à gérer la pression. Ces activités lui permettent aussi d’entraîner ses équipes et de rappeler que la réussite ne se limite pas aux bonnes notes, notamment pour les jeunes dyslexiques.
