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Ustensiles de cuisine à éviter en 2026 : ce que 60 Millions de consommateurs révèle

Les ustensiles de cuisine à surveiller en 2026, selon 60 Millions de consommateurs

Dans la plupart des cuisines, on retrouve souvent les mêmes objets : spatules en silicone, films étirables, papillotes en papier aluminium. Ces outils facilitent la vie quotidienne, mais ils sont souvent considérés comme inoffensifs. Pourtant, la chaleur, les graisses et les aliments acides peuvent transformer ces ustensiles en sources de composés indésirables.

Les agences sanitaires alertent sur certains matériaux utilisés en cuisine, notamment le silicone, le plastique, le film alimentaire et le papier aluminium. Une enquête menée par 60 Millions de consommateurs met en lumière les risques potentiels liés à leur utilisation.

Le silicone : comment l’utiliser en toute sécurité

Le risque associé au silicone concerne surtout la cuisson. Selon Christophe Mercier Thellier, hygiéniste et microbiologiste, il n’y a pas de problème à utiliser du silicone à froid, comme pour battre des œufs avec un fouet. En revanche, lorsqu’il est chauffé à partir de 160-170 °C, des substances peuvent migrer du silicone vers l’aliment.

Il explique également que, à haute température, le gras peut extraire des éléments du silicone, qui peuvent alors se retrouver dans la nourriture. Pour éviter cela, il est conseillé de ne pas graisser les moules en silicone avant de les utiliser.

Les plastiques et films alimentaires : quels réflexes adopter ?

Les contenants en plastique sont omniprésents dans nos cuisines. La règle essentielle est de ne jamais chauffer un récipient en plastique au four ou au micro-ondes si l’emballage n’est pas prévu pour cela. Les barquettes conçues pour la cuisson sont généralement en polypropylène, identifié par le code 5.

Une étude de l’Anses-INC indique que réchauffer trop longtemps au micro-ondes peut augmenter la migration de composés, comme les Posh. Il est recommandé de réchauffer à 650 W pendant deux minutes plutôt qu’à 1 270 W pendant 50 secondes.

Les anciennes boîtes en plastique, surtout celles datant de plus de dix ans, doivent être remplacées. Elles pouvaient contenir du bisphénol A, aujourd’hui interdit. Christophe Mercier Thellier conseille également d’éviter d’emballer des aliments gras, comme le fromage ou la charcuterie, dans du film alimentaire, et de privilégier une assiette ou une cloche en verre pour couvrir les plats lors du réchauffage.

Concernant les bouteilles en PET, des études ont montré qu’elles peuvent relarguer des perturbateurs endocriniens et des microplastiques lorsqu’elles sont réutilisées ou exposées à la chaleur.

Le papier aluminium : un usage à limiter

Un poisson en papillote avec citron, sel et épices peut sembler anodin. Pourtant, Christophe Mercier Thellier met en garde : l’utilisation du papier aluminium dans ces conditions peut favoriser la migration de l’aluminium vers les aliments.

Selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire, les effets toxiques de l’aluminium concernent principalement le système nerveux central et les os. Bien que aucune étude n’ait confirmé ces risques dans la population générale, il est conseillé de limiter l’usage du papier aluminium.

Il est également recommandé de ne pas conserver les aliments plus de 24 heures dans du papier aluminium, même au réfrigérateur. La présence de bactéries peut produire des acides qui attaquent l’aluminium, augmentant ainsi le risque de migration des substances.

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