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Vérité surprenante sur la péremption : ne vous fiez pas à la date!

Une perception erronée sur la durée de conservation des aliments

Lorsqu’un aliment a une courte date de péremption, il inspire souvent plus confiance. Beaucoup de consommateurs considèrent qu’il est plus naturel et donc plus sain qu’un produit pouvant se conserver plusieurs mois ou années. Cependant, une étude récente menée à l’Université de Colombie-Britannique montre que cette idée est trompeuse.

Les résultats de l’étude

Les chercheurs ont analysé comment la durée de conservation influence les choix alimentaires en se basant sur 11 études. Ils ont constaté que les produits avec une longue durée de vie sont perçus comme moins naturels et moins sains. Pourtant, ils sont aussi considérés comme moins susceptibles d’être gaspillés, ce qui est favorable à l’environnement. Cette perception peut même influencer la décision d’achat, même lorsque la composition des produits est identique.

Les aliments à courte durée de conservation, perçus comme plus naturels

Les chercheurs ont observé que les consommateurs associent souvent une courte date de péremption à une alimentation plus naturelle. « En recherchant des aliments naturels, ils privilégient ceux qui se conservent moins longtemps, même si les aliments à longue conservation peuvent être tout aussi sains et naturels », expliquent-ils.

Pour illustrer ce phénomène, ils ont demandé à des participants de comparer des chips pouvant être conservées 5 ou 9 mois. Ceux avec une durée plus courte ont été jugés plus naturels et plus sains. La même tendance s’est retrouvée avec de la mayonnaise ou des sauces pour pâtes. Lorsqu’on insistait sur l’importance de manger des aliments naturels, près de 70 % des participants choisissaient la sauce avec une durée de conservation d’un an plutôt que celle pouvant durer trois ans.

Un comportement qui peut favoriser le gaspillage

Selon le professeur Yann Cornil, co-auteur de l’étude, ce comportement est en partie dû à la surcharge d’informations lors des courses : liste d’ingrédients, valeurs nutritionnelles, etc. « Cela représente beaucoup d’informations à traiter », souligne-t-il. Face à cette complexité, les consommateurs se fient souvent à des « indices périphériques » comme la durée de conservation pour juger rapidement de la qualité d’un aliment.

Il ajoute que, même si une longue durée de conservation peut indiquer une transformation intensive du produit — comme l’ultra-transformation — ce n’est pas une règle absolue. La durée ne permet pas à elle seule d’évaluer si un aliment est naturel ou sain.

Ce réflexe peut entraîner un gaspillage alimentaire. En privilégiant les aliments qu’ils pensent plus naturels, certains consommateurs risquent de ne pas les consommer avant qu’ils ne deviennent inutilisables, augmentant ainsi le gaspillage.

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