Nina Métayer dévoile sa bûche de Noël et ses secrets gourmands
Dans son quotidien bien rempli, la pâtissière Nina Métayer a accepté de répondre à nos questions. La « reine des galettes » se prépare à vivre une période très intense avec les fêtes de Noël, du Nouvel An et de l’Épiphanie. Elle profite également pour dévoiler ses créations, comme sa bûche baptisée « Surprise ». Lors de la dégustation en avant-première, on découvre un motif de cheval de bois. Côté saveurs, elle a misé sur des associations réconfortantes : pomme caramélisée, épices de Noël et ganache fraîche à la bergamote.
Par ailleurs, Nina Métayer sort ce mercredi 15 octobre 2026 son dernier ouvrage Des gâteaux en famille aux Éditions Hachette. Elle y partage ses recettes favorites, préparées avec ses filles Anastasia, 8 ans, et Adèle, 6 ans. Elle nous raconte son univers et sa vie de maman passionnée.
Souvenirs d’enfance liés à la pâtisserie
Femmeactuelle.fr : Quels souvenirs de votre enfance sont liés à la pâtisserie ?
Nina Métayer : Ma grand-mère paternelle était une vraie « mamie gâteaux ». Elle passait beaucoup de temps en cuisine. J’étais souvent gardée par elle, à La Rochelle ou pendant les vacances scolaires. De mes 3 ans à mes 12 ans, j’ai vécu en Alsace avec ma mère, où ma grand-mère maternelle ne faisait pas du tout de gâteaux. Deux grands-mères très différentes !
Je faisais parfois quelques pâtisseries simples, comme les galettes charentaises, typiques de La Rochelle. Pour moi, les souvenirs sont surtout liés à des toiles cirées qui sentent le beurre rance ou à un tapis en plastique pour étaler la pâte. Ce sont de beaux souvenirs d’enfance.
Étiez-vous gourmande petite ?
Nina Métayer : En réalité, je n’étais pas très « gourmande ». Je préférais faire des gâteaux pour les autres que les manger moi-même. Je me souviens des poires Belle-Hélène de mon père, qu’il aimait avec la sauce au chocolat, ou du gâteau au chocolat de ma mère pour mes anniversaires — que je n’aimais pas vraiment, d’ailleurs. Je préférais son crumble.
Évolution de ses goûts
Êtes-vous devenue une « bec sucré » ?
Nina Métayer : C’est le contraire maintenant. Je viens de manger deux cookies alors que je vais bientôt passer à table (rires).
Elle avoue aussi être impatiente et maladroite :
Nina Métayer : C’est pour ça que la pâtisserie me passionne. Les choses compliquées à réaliser me fascinent. J’avais tout à gagner à tenter, même si je n’étais pas très douée. Rapidement, j’ai vu mes petites victoires, ce qui m’a permis de canaliser mon énergie et d’en apprendre beaucoup sur moi.
Elle explique que l’impatience peut entraîner la maladresse, mais qu’elle reste concentrée lorsqu’elle travaille :
Nina Métayer : Je suis très attentive et concentrée en cuisine, ce qui me permet de bien faire les choses.
Le rôle de la transmission
Ce livre avec vos filles, c’est aussi une façon de transmettre votre passion ?
Nina Métayer : J’ai la chance de partager mon métier avec mes enfants. Même si je travaille beaucoup, j’essaie d’intensifier ces moments. La pâtisserie est devenue un hobby, un plaisir quotidien. Depuis qu’elles sont petites, je leur transmets cette passion.
Actuellement, Anastasia a besoin d’un atelier pâtisserie chaque week-end. Elle choisit souvent la recette et anticipe. Adèle, quant à elle, participe quand elle le souhaite, sans en faire une obligation. Elle préfère les gâteaux simples comme le chocolat ou les cakes marbrés, ou encore les choux.
Faites-vous ces ateliers chaque week-end ?
Nina Métayer : En général, oui. Quand je suis avec elles, on fait de la pâtisserie. Ce n’est pas toujours elles qui choisissent la recette, mais elles aiment participer. Elles aiment aussi choisir les techniques ou exprimer leurs envies : « Aujourd’hui, j’ai envie de casser des œufs ou de pocher. »
Leurs préférences et conseils aux parents
Quels sont leurs gâteaux favoris ?
Nina Métayer : Elles aiment faire des macarons, même si ce n’est pas leur préféré à manger. Anastasia adore le Saint-Honoré. Adèle préfère les gâteaux très simples, comme les choux ou les cakes marbrés. Elle aime aussi les desserts au chocolat.
Que conseilleriez-vous aux parents pour partager ces moments avec leurs enfants ?
Nina Métayer : Il faut décider de passer du temps en cuisine avec eux. Même si on a peu de temps, il faut anticiper. Par exemple, dès le mercredi, on peut réfléchir à la recette, faire la liste des courses, en discuter dans la voiture. La préparation commence avant même de cuisiner. Il ne faut pas essayer de tout faire en un temps réduit. Le week-end, on prend son temps, on prépare, on fait cuire, puis on profite de chaque étape jusqu’à la fin de l’après-midi.
Les enfants, une grande surprise
Vous êtes impressionnée par leur dextérité et leur patience ?
Nina Métayer : Pas vraiment. Je fais beaucoup d’ateliers avec des enfants, je ne cherche pas le résultat. Je veux qu’elles prennent du plaisir, pas qu’elles reproduisent parfaitement. Je pense que les enfants sont souvent plus forts en pâtisserie qu’on ne le croit. Les miennes ne sont pas plus douées que d’autres, mais elles aiment réussir un joli pochage.
Exposer sa vie et ses enfants
Vous avez hésité à publier un livre avec vos filles, car cela expose votre vie privée ?
Nina Métayer : Oui, nous nous sommes posé la question. La première vidéo sur YouTube, c’était Anastasia qui faisait des cookies. On ne voulait pas l’exposer, c’était un simple souvenir envoyé à la famille. Mais les retours ont été très positifs, notamment de parents étonnés de voir des enfants aussi jeunes faire des gâteaux. Depuis, on a réduit cette exposition, surtout pour ne pas que leur vie soit trop médiatisée.
Elle explique que l’équilibre est délicat :
Nina Métayer : On ne veut pas les surexposer, mais on ne veut pas non plus les cacher. Elles sont fières de leur livre, le montrent à leurs amis, le dédicacent. C’est un joli cadeau qu’on leur fait.
Projets futurs et rêves
Vos desserts sont maintenant disponibles à bord d’Air France. Avez-vous déjà été en contact avec la NASA, comme d’autres chefs ?
Nina Métayer : Il y a eu des discussions à un moment donné. J’aime poser cette question à mes équipes : « Quel serait ton plus grand rêve ? » Souvent, la réponse est d’envoyer des gâteaux dans l’espace. Mais pour l’instant, rien n’est concrétisé avec la NASA.
Et votre plus grand rêve aujourd’hui ?
Nina Métayer : Pouvoir me réveiller chaque matin aussi heureuse qu’aujourd’hui, ou plus. Rendre les autres heureux autour de moi, c’est ce qui me motive. Cet équilibre, si on le maintient, permettra d’envisager l’avenir sereinement.
Les collaborations et projets à venir
Vous travaillez avec de nombreuses marques. Comment choisissez-vous vos partenariats ?
Nina Métayer : Il faut que nos valeurs soient alignées. J’accepte peu de projets, car cela demande beaucoup de temps et d’énergie. Je privilégie ceux qui me ressemblent.
Vous apparaîtrez bientôt dans La Meilleure Boulangerie de France sur M6. Quelles en sont vos impressions ?
Nina Métayer : C’est une grande chance. La boulangerie a été mon premier métier. Je n’ai pas pu en faire mon métier à cause d’un refus, mais j’ai toujours voulu y revenir. Aujourd’hui, je peux enfin réaliser ce rêve grâce à Denis Baron. Je ne participerai que quelques semaines, mais c’est une expérience incroyable.
Elle évoque aussi ses futurs projets, notamment de belles ouvertures en France et à l’international, dont elle ne peut encore parler.
