Cyril Lignac dit non à l’huile dans l’eau et révèle le geste clé pour les pâtes
Ajouter un filet d’huile dans l’eau est un réflexe pour certains quand on fait bouillir les pâtes. Le chef Cyril Lignac dit que ce geste est une fausse bonne idée: il détourne l’attention de l’essentiel. Interrogé sur RTL et relayé par Marmiton, il détaille le premier geste qui compte lorsque l’on porte des spaghetti ou des penne à ébullition.
En résumé, ce premier geste n’a pas à voir avec l’huile. Il s’agit de placer les pâtes dans un environnement optimal dès la première minute: un grand volume d’eau bien salée, puis de les faire bouger tout de suite. C’est une méthode simple, mais trop souvent négligée, et c’est souvent là que les pâtes collent.
Le premier geste selon Cyril Lignac : une grande casserole d’eau salée
Avant même d’ouvrir le paquet, le chef insiste sur la taille du récipient. Une petite casserole remplie à ras bord gêne la circulation de l’eau et favorise les paquets de pâtes. Il recommande au contraire « un grand volume d’eau bouillante salée ». L’eau doit déjà frémir lorsque le sel est ajouté, puis revenir à l’ébullition avant d’ajouter les pâtes, afin qu’elles soient saisies tout de suite.
Pour faciliter la pratique, le site culinaire 750g rappelle la fameuse règle 1-10-100: 1 litre d’eau, 10 g de sel, 100 g de pâtes. Cette règle est facile à retenir et peut être adaptée si l’on doit limiter le sel pour des raisons médicales. L’important demeure l’abondance d’eau, qui dilue l’amidon et réduit le risque de collage.
Huile, amidon et remuage : les bons réflexes anti-pâtes collantes
Sur RTL, Cyril Lignac précise que « l’huile d’olive… ça ne sert à rien » dans l’eau de cuisson. L’huile reste en surface et n’aide pas les pâtes qui cuisent au fond; elle ne forme pas une barrière efficace contre le collage. De plus, elle gâche une huile de qualité qui serait utile crue ou après cuisson.
Le vrai ennemi est l’amidon qui se dépose dès que les pâtes touchent l’eau. Au début, elles sont rigides et ont tendance à coller entre elles ou au fond. Le geste décisif est de remuer immédiatement dès l’entrée des pâtes dans l’eau. Environ vingt secondes de mouvement doux avec une cuillère en bois suffisent. Puis on laisse cuire en remuant de temps en temps, surtout si la casserole est très remplie.
Bien terminer la cuisson : eau de cuisson, huile après et pâtes dans la sauce
Une fois le temps de cuisson écoulé, égoutter rapidement les pâtes sans les rincer pour garder l’amidon en surface. C’est à ce moment que l’huile retrouve son intérêt: on peut ajouter un filet d’huile d’olive ou un peu de beurre sur les pâtes encore chaudes, mais seulement après égouttage, surtout si elles seront utilisées dans une salade froide. Marmiton rappelle aussi qu’il faut placer les pâtes dans la sauce, et non l’inverse, pour mieux les enrober.
Autre détail: garder un peu d’eau de cuisson. Cette eau légèrement amidonnée sert à détendre une sauce trop épaisse et à l’aider à adhérer aux pâtes, que ce soit pour des penne au pesto ou des tagliatelles à la tomate. Avec une grande casserole d’eau salée au départ, le remuage immédiat et cette petite touche d’eau de cuisson, la méthode tient en quelques gestes précis… à répéter à chaque cuisson.
